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13.12.11

Le livre rouge de la pétanque... Suite !

J'ai échangé par mail avec M. Chale suite à ma petite critique... C'est homme est charmant ! Il m'a autorisé à diffuser sa réponse voici donc :
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Bonsoir Gilles, 


Comme promis, je reviens vers vous.
Que dire de votre analyse du livre rouge? Tout d'abord merci encore pour l’intérêt que vous  avez porté à mon propos. 

J'accepte l'ensemble de vos critiques. mais elles nécessitent les éclaircissements suivants:

1) L'abondance des chiffres, comme vous dites: Ce n'est qu'à partir des chiffres portant à la fois sur l'évolution des effectifs et sur les résultats de participation, lors des nationaux qui se jouaient par le passé en TàT et en Doublettes, que je pouvais faire une étude sérieuse sur l'évolution de la pétanque. 
Je me suis appuyé sur ces chiffres qui sont irréfutables, car issus des magazines pétanque depuis les années 70, pour donner du crédit à mon discours. 

2) La triplette, plus difficile que le TàT. Je partage cette idée mais pas pour les mêmes raisons. Pour moi, si c'est plus difficile de gagner en triplettes c'est précisément en raison de son côté aléatoire. Certes comme vous le  dites, il est très difficile d'obtenir une bonne homogénéité à trois. Je partage ce point de vue. mais cette homogénéité, pour si bonne qu'elle soit, reste toujours soumise aux nombreux aléas qui surviennent dans une partie. J'ai d'ailleurs souvent observé que lorsque de grandes équipes se rencontrent, c'est  souvent la chance qui fait la différence. Un exemple significatif: la finale du dernier championnat du monde en Turquie opposant la France à Madagascar. si on avait montré les statistiques de jeu, on aurait vu que l'équipe perdante était celle qui avait le mieux joué, tant sur un plan collectif qu'individuel.
Par ailleurs, je m'étonne que puissiez dire que je m'appuie sur des chiffres "imaginés" pour montrer le côté aléatoire de la triplette. Je ne vois pas lesquels.
S'il est fait allusion aux trois années consécutives qui ont vu la victoire de Suchaud, Lacroix Quintais, aux championnats de France,  c'est un fait qu'eux-mêmes ont reconnu. Ce n'est sûrement pas par un jeu flamboyant ( dont ils sont par ailleurs fort capables), qu'ils ont conquis leurs titres. Cela dit, je ne mets nullement en doute la valeur de cette équipe.

En vérité, je pense que nous n'avons pas la même vision de la pétanque. Votre défense de la triplette montre votre attachement à la pétanque traditionnelle. Et comme le veut la Fédé, vous pensez que la triplette est le meilleur support  de la pétanque loisir et de la pétanque qui se veut sportive. Je respecte ce point de vue. Mais, pour moi, la triplette ne fera jamais de la pétanque, un sport incontesté du grand public. Alors qu'il le deviendrait si l'on s'appuyait sur la prestation individuelle. De cela, je suis sûr, car, en raison de mon âge, j'ai pu voir par le passé, ce que pouvaient donner le TàT à 4 boules et le TàT à 6 boules. Privilège et références que ne peut avoir la quasi totalité des joueurs actuels. C'est à cause de cela que mon positionnement est iconoclaste et marginal, mais tant pis, mes convictions restent intactes.

3) L'allongement de la distance (8/12) donnerait la priorité au point, selon vous et comme l'a dit aussi Foyot. Selon moi cette observation est valable pour les petits joueurs, et peut-être pour les grands, qui sont sur le déclin et qui ont du mal à jouer à 10 mètres. En revanche, tout joueur adroit et normalement constitué peut très bien tirer à 12 mètres, et même avec des petites boules...
Enfin, prétendre que les grands joueurs font la différence en jouant court, est totalement démentie par les faits. Il suffit de voir comment jouent les grandes équipes quand elles se rencontrent. Toujours entre 9 et 10 évidemment. Sauf, bien sûr, lorsque l'une des 2 est en retard au score et qu'elle veut tenter la grosse mène en jouant entre 6 et 7.

J'espère que ces éclaircissements apporteront un plus à notre échange.

Bien cordialement, 
Christian CHALE
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Et voila quelle a été ma réponse :

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Bonjour M. Chale !


Merci de votre réponse !


(...)




La lecture de votre livre fût un plaisir, inutile de me remercier pour l’intérêt que je lui ai porté. Merci plutôt à vous d’être un passionné, je le suis tout autant !




En réponse :
1/ Ben… Pas grand chose à dire ! On voit au moins que votre étude a été fouillée. C’est juste que pour moi, il y a beaucoup de chiffres...
2/ Je trouve, dans votre discours, un petit paradoxe : Vous préfèreriez le tête à tête à 4 boules (Plutôt qu’à 3) afin d’atténuer le côté aléatoire de la discipline. Et en parallèle, vous affirmez aussi que la triplette (qui met en jeu 6 boules contre 6) est plus aléatoire qu’un tête à tête à 4 boules contre 4… Si comme vous l'affirmez plus il y a de boules en jeu, moins la pétanque est aléatoire (Ce qui pourrait se discuter...), alors la triplette est moins aléatoire que le tête à tête... Non ?
Malheureusement, je n’ai pas trouvé, sur le net, les statistiques de la finale des championnats du monde, mais, dans mon souvenir, ce n’est pas par chance que la France a gagné (à 12 en plus…) mais par le talent… Cependant je m’engage à faire l’analyse mène par mène de cette partie. Ca se fera sur mon site, et comptabiliserais les statistiques ! Comme ça on sera fixé ! Cela dit, si deux équipes sont très proches, ce qui était le cas, il est normal et logique que la partie ne se joue pas à grand-chose… C’est vrai dans tous les sports ! Et le jeu des français a, de mon point de vue, était superbe lors de cette finale… Bon… Tout comme celui des malgaches d’ailleurs !

Pour les chiffres « imaginés », un exemple : Page 51 (Non ! Pas d’allusion quant au numéro de la page !) – « S’il fallait évaluer le facteur chance en fonction du niveau, on peut estimer, sans trop de risques d’erreurs, qu’il se situe au moins à 30% pour le petit ou le moyen niveau et aux alentours de 10 à 15 % pour les grands joueurs »
On ne peut pas affirmer des choses comme ça ! C’est purement subjectif ! Non ?

Pour autant, je ne suis pas certain que nous ayons une vision différente de la pétanque ! Au contraire même ! C’est juste dans la « démonstration » que je suis critique, pas dans la conclusion. Je suis un convaincu du tête à tête :
Je n’ai jamais fait l’apologie du doublette et encore moins du triplette (Dont je ne suis pas fan du tout !).
Je suis aussi contre la rafle… Et je vous rejoins sur les concours de tir : La méthode est… Nulle !
Bref, comme vous, j’ai mes idées ! Et parfois (Souvent !?) les mêmes que vous !

3/ Je suis un « joueur de 10 m. » ! J’ai un balancier assez ample et un geste souple… J’aime jouer long, plus que court… Tous mes collègues de jeu vous le diraient ! Mais… Si on devait passer 10 m. largement il faudrait adapter les boules ! S’il était mis en place, votre règlement m’arrangerait largement, je vous assure ! Je n’ai donc pas cet avis par intérêt… 12 pas… Ca fait loin, et logiquement, ça inciterait beaucoup plus à pointer. Je ne vois pas ce qui pourrait contredire cette idée…

(...)

Amitiés boulistes les plus sincères !


@++
Gilles

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Maintenant il ne vous reste plus qu'à vous faire votre propre avis et lui commander son livre (18 € seulement) :   http://www.lelivrerougedelapetanque.com/

@++
Sougil - Corps répondant

3 commentaires:

Bisounours en colère a dit…

Sougil, ils sont sympas tes articles sur le tête-à-tête. Personnellement, j'aime bien aussi cet exercice. Cela te permet de cerner rapidement ton niveau au tir ou au point... Niveau qui peut être parfois un peu biaisé inconsciemment lorsque l'on ne joue qu'en doublette ou triplette. Malheureusement, dans mon club de néophytes, les membres n'ont pas encore trop compris l'intérêt du tête-à-tête. Il est vrai que lorsque l'on n'est pas un bon tireur, le tête-à-tête perd un peu de son intérêt. Faut donc s'entraîner... Fichtre !!!
L'année dernière, lors du championnat de tête-à-tête de mon club, j'ai été éliminé des les poules alors que j'étais un sinon le favori. Première partie : je tombe sur un mec injouable. Le coup de grâce, il réussit tout ce qu'il veut... (d'ailleurs, il se fera ensuite sèchement éliminé en 1/4... Gnark !!!). Deuxième match que je gagne sans problème. Troisième et dernier match de la poule : je tombe contre un type que je bats généralement très facilement. Entre temps, il avait commencé à pleuvoir. Et si il y a bien un truc qui me gave, c'est de jouer sous la pluie... (principalement à cause des vêtements qui me gênent dans mes mouvements). Il prend un bon départ... Je joue comme un pied. Je me dis que je vais bien finir par le ratrapper. Pan... Je me prends 13-4. Bien vert. Mais bonne lecon : manque d'humilité en début de partie... Face à un type qui si il me battait, faisait une perf et en plus se qualifiait. Ca n'a pas loupé. Bonne lecon en ce qui me concerne.
Je précise que je ne suis pas du tout un bon joueur... C'est juste que mon club est composé uniquement de débutants (enfin, ca fait maintenant 2 ans).
Donc en ce qui me concerne, une distance entre 6 et 10 me convient parfaitement... je dirais même qu'entre 6 et 8, c'est encore mieux... après mon tir devient vraiment aléatoire ;-)

Sougil a dit…

Woooo Bisounours... TOUS mes articles sont "sympas" ! Non mais !

Si tu veux pas jouer sous la pluie, t'as qu'à habiter en Vendée ! Il y fait toujours beau !!!

@++
Sougil - Vend dès le deux

Pétanquefiction a dit…

Bonsoir
Dans la typologie des activités physiques et sportives la pétanque apparait comme une activité duelle, visant à la comparaison mesurée des performances. C'est un peu comme du tennis sans renvoi, où on marque d'autant plus de points qu'on éloigne la balle de l'adversaire.
Dans cette famille d'activité on est accoutumé à trouver en terme de modalités d'opposition le simple et le double. Dans un cas comme dans l'autre, l'opposition est caractérisée par la recherche de rupture de l'équilibre des forces et l'expression d'un leader ship dans les actions combinées d'attaquer et de défendre. Cette dualité plus ou moins provoquée de rôles à occuper est déterminante au stade où l'on se projette et identifie.
Par conséquent, je serais tenté de dire que même si la pétanque est culturellement attachée à la triplette, sa capacité à être reconnue pour ce qu'elle est réside dans sa déclinaison en simple, doublette et doublette mixte.
J'ajouterais enfin que, quitte à décliner la pétanque selon un accroissement progressif des distances à la cible selon les catégories d'âge, il me parait opportun de passer les distances réglementaires 6-10 m à 8-12 m chez les seniors Hommes. Cela aurait le mérite de donner à ce jeu une dimension physique plus prononcée et à la dissocier de la pétanque loisirs.