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Un Homme sans Humour est un pauvre sans rêve.
INFORMATION : Inutile de m'envoyer un message pour que je vous dise pourquoi vous manquez les boules à gauche, à droite, devant ou derrière... Tous mes conseils sont dans mon livre... Pas la peine de me demander, non plus, avec quelles marques de boules jouer, ou quel type, ou si elles sont trop grosses, trop petites, trop lourdes ou trop légères... du moment qu'elles soient rondes !
Merci !

18.5.22

Le bon accord

Et, pourtant une de mes passions, je ne parle pas de musique ! Mais de relations de jeu, d’entente, de compréhension… cette alchimie, explicable ou non, qui peut se produire, ou pas entre joueurs… de pétanque ! (Mais, je suppose que ça peut aussi être le cas dans d’autres sports).



Par exemple, figurez-vous que certaines personnes, dans mon club, trouvent que je suis un joueur « difficile à jouer », ou « qui ne met pas en confiance » ! Sans que je sache trop pourquoi d’ailleurs : je ne reproche jamais rien à mes partenaires, je leur mets aucune pression, je suis toujours à leur donner le choix, je suis toujours d’humeur égale, calme, j’essaie d’être drôle, je suis appliqué, à l’écoute, ne parle pas pour ne rien dire, n’impose rien, et… finalement comme tous, fais juste ce que je peux ! Mais bon… comme je suis à l’écoute, je vais essayer de creuser ce reproche, savoir s’il est justifié, en quoi, pourquoi, comment !?


Ou alors, ce reproche a peut-être d’autres raisons ?


J’ai écrit ça sur Facebook hier soir :

« Séance de rattrapage : quart de finale du x2 mixte perdue par les français...

Force est de constater que la féminine doit vraiment travailler sur le zen !

Il faut apprendre à jouer doucement (mais vraiment !), ne pas sauter sur son partenaire dès qu'il frappe une boule (il en frappe des millions), ne pas lui dire, non plus "allez" dix fois de rang quand il doit jouer, et ne pas s'auto flageller, pour une boule perdue...

Le pire du pire a été le "il ne manque jamais de boule", en parlant de ses adversaires... répété là encore 6 ou 7 fois... Quand on joue contre les meilleurs joueurs du monde, en plus dans le sable... effectivement, il se peut qu'ils ne manquent pas de boule !

Bref... un vrai manque d'expérience à ce niveau je pense ! Que cette compétition lui permette d'apprendre ! Le mieux est de faire son jeu, concentré et silencieux... bref dans sa bulle !

Ce n'est pas une critique, mais un constat ! ».


Et… je pense que Dylan Rocher, aussi fort soit-il a été, un peu… « mal à l’aise », par rapport à l’attitude de sa partenaire, car c’était too much ! (mais, je peux me tromper ! comme je peux ne pas comprendre certaines critiques !)


Bref… 


Il y a aussi des partenaires, avec lesquels ça se passe très bien (et heureusement) ! Mais, je peux parfaitement comprendre qu’on ne soit pas à l’aise avec certains partenaires, puisque, moi-même, je ne suis pas, non plus, parfois, à l’aise avec certains joueurs ! Par contre… je pense, par expérience, que parfois, il faut aussi laisser le temps à une équipe de s’installer ! Parfois, le bon accord n’est pas trouvé aussitôt ! Je suis, personnellement, ce qu’on appelle un « affectif ». Ça sous-entend, que pour être « bien », il va me falloir apprécier les gens, les comprendre, les estimer, pour qu’au final… je sois dans une plénitude totale. Et cela peut se produire plus ou moins vite… ou pas !


J’associe l’activité de pétanque au plaisir. Cette relation, en ce qui me concerne est fondamentale ! Partir jouer avec des gens que j’aime, car je sais que la journée me sera agréable, est fondamentale. Un très (même très, très…) fort joueur me demanderait à jouer (on peut rêver !), si je ne l’apprécie pas… et bien, simplement, je refuserai l’invitation ! Par contre, je me laisse toujours le temps de connaitre vraiment les gens ! Je n’ai donc pas d’à priori. Une chose qu’on me répète souvent est :

« Gilles, je ne t’imaginais pas comme tu es vraiment : en fait, quand on sait, quand on a compris, quand on te connait réllement, ben… il n’y a pas grand-chose à dire ! C’est sûr, t’es un peu dans ton monde, t’as un humour particulier, mais… on ne peut pas dire que tu es quelqu’un de mauvais ».

(Bien sûr, je vous ai résumé, en substance, ce qu’on me dit "souvent"… et même en dehors de la pétanque d’ailleurs…). Finalement… cet article est très égocentré ! 😁 Alors… qu’il partait d’une bonne intention : les relations avec ses partenaires. Mais, comme toujours depuis que j’écris, je parle de mes expériences personnelles, donc, il est logique que je parle de moi ! Mais… Nul doute que cet article « parlera » à d’autres !


Pour revenir à la pétanque, et de moi 😁, un copain de club, m’a fait la réflexion suivante (suite à la victoire en doublette de cette année) : « le plus étonnant, c’est que vous ayez gagné tous les deux, car vous ne vous ressemblez pas du tout ».

Alors… Certes… Moi… Je suis jeune et beau ! 😀


Mais… en vrai… avec mon partenaire de doublette, nous nous ressemblons beaucoup ! Nous sommes entiers d’abord ! Si on a un truc à dire, pas de pincette ! On le dit ! Ça plait, ou pas… Mais au moins, c’est dit ! 

Ensuite… on est de la vielle génération : calmes (on ne se check jamais, quand on joue bien, on dit juste « bien joué », quand c’est manqué… on essaie de compenser). On connait ce jeu… par cœur ! On sait que nul n’est infaillible, surtout nous. Quand il m’envoie au tir, souvent, c’est sans un mot ! Même pas un « allez » ! Et même si je fais carreau, il ne dit rien non plus ! S’il me dit « je tire », je lui dit, éventuelement « fais toi plaisir ! ». On sait de quoi on est capable : du meilleur comme du pire ! S’il y a litige dans le jeu, on fait en fonction de celui qui a le plus de lucidité à l’instant ! Car… comme on connait ce jeu par cœur, on sait qui a le plus de lucidité, à un instant !

Et… Bizarrement, il n’y a pas eu de temps pour s’apprivoiser ! (bon… on se connait depuis plus de 30 ans aussi, mais sans qu’on ait joué  beaucoup ensemble avant). Enfin… je crois que notre relation a été basée surtout, et même avant tout, sur une notion humaine trop galvaudée aujourd’hui : le RESPECT !

Certes, à nous connaitre, on ne ressemble pas, mais... on a des points de convergences évidents : la pétanque et l'humanité.


Cet article est plus long que je pensais le faire ! 😁


Pour conclure… Parce qu’à un moment, il le faut bien : une équipe… c’est avant tout une osmose ! Même si on n’est pas les meilleurs individuellement, une cohésion, peut amener à des sommets ! En foot, si de petits, en coupe de France, tapent des gros, il y a une raison !

Se ressembler c’est mieux ! Sinon… il faut apprendre à se connaitre ! Et… de l’échange (ou de la discussion) sort toujours quelque chose ! Au final je dirais : parlez-vous ! Franchement ! Et si vous êtes fait pour vous entendre… Alors…


Une bonne équipe, ce n’est pas juste deux phénomènes ! C’est plus, et même surtout, deux personnes qui se comprennent, se connaissent et… se respectent !


(j’aurais pu développer cet article encore plus ! Mais… j’ai des obligations ! 😏)


@++

Sougil - Frère Osmose


16.5.22

Championnats du monde Pétanque Danemark

Une compétition internationale vient de se dérouler et la France a été absente non pas des finales… mais des demi-finales ! Incroyable pour certains, sachant qu’on avait une sélection tant en Féminines et Masculins (les équipes tête à tête et mixtes étant faites avec les quatre joueuses et joueurs sélectionné(e)s), étaient sans trop de contestations possibles, les meilleur(e)s du moment…

Alors, certes, on a été (je suis français) Fanny, capot, nul, insupportables, mauvais, ou simplement… pas à notre niveau ! En tous cas, absents des derniers carrés dans les quatre (quatre !) championnats.

Forcément, les réseaux sociaux ont commencé à crier : « sortez-les » - « fin de cycle » - « mettez du sang nouveau » - « un ou une tel(le) serait meilleur) » - « Problème de coaching »… Et, évidemment, j’en passe, de bien plus insultantes d’ailleurs…

Je pense, sincèrement, que critiquer des joueurs, suite à une simple compétition, quelle qu’elle soit, est… intolérable ! Ou alors, on n’est pas un VRAI joueur de pétanque. Etre en méforme, fatigué, ne pas avoir la réussite, ou les bonnes conditions, ça peut arriver... à tout le monde et surtout à tous moments ! Bref... ici s'arrêtera ma critique des fameux haters... qui n'ont et n'auront toujours que leur rage (plus que leur intelligence) à déverser... je suis un hater de hater ! 😀

J’ai vu, en partie, les défaites.  Mon analyse (toute personnelle) est la suivante : au niveau global : les français (surtout en Hommes… mais c’est aussi vrai en Féminines... et que dire du mixte ! 😁) sont meilleur(e)s sur des terrains sélectifs. Là, on était sur un terrain de salle… bref… Nadal (Raphaël), en est un parfait exemple, en tennis : en sport, on peut avoir des terrains de prédilections ! Ensuite j'aurais plutôt fait les équipes ainsi : celles et ceux qui jouent en tête à tête jouent, également en mixte... pour une raison subliminale qui m'est propre !

Quand il y a une sélection de seulement quatre joueurs, il faut qu’ils soient en forme… surtout ceux qui jouent le tête à tête d’ailleurs ! Or… pas de chance, ou loupé… ça n’a pas été assez le cas ! Une critique de ma part (encore !) : celui de Dylan Rocher ou Henri Lacroix qui a gagné le plus en tête à tête est plus… Dylan… mais bon ! Choix (que j’espère concerté) a été fait… Bon… en même temps, on ne peut pas faire jouer Dylan dans toutes les formations (surtout en féminines ! 😁 ).

Ensuite… quand ça ne veut pas… ça ne veut pas ! Il y a des parties qu’on peut perdre sans jouer particulièrement mal ! Ca a été le cas lors de ces mondiaux, j’ai trouvé… mais je n'ai pas tout vu....

Enfin… je crois vraiment qu’il faut y voir une relation de cause à effet, j’ai vendu mon livre dans le monde entier ! 😁 Vraiment le niveau mondial a monté (et encore, il n’y avait pas Madagascar). Entre les identités « bizarres » (Suisse masculines et Norvège féminines par exemple) et les efforts faits par certaines nations pour s’améliorer… ça devient plus dur ! Ca devient comme au foot : il n'y a plus de petites nations.


Enfin (bis !), de ce que j’ai vu (et entendu) – c’est-à-dire pas grand-chose, car j’étais en weekend rando, j’ai bien aimé la diffusion et les commentaires d’une Suissesse (désolé, je ne sais pas qui, mais elle était rigolote) et le jeu d’Alessio Cocciolo, le joueur Italien, qui, pour moi, a été le plus gros joueur (encore une fois… de ce que j’ai vu ! Et je ne parle pas de sa prise de poids plausible !). Il mérite SON tir à la gagne… car gagné, c’est bien, mais gagné sur un tiré gagné, c’est mieux ! Vraiment, bravo à lui ! Il a fait très fort ! Et j'aime beaucoup son style (je parle techniquement... whoooo !).


@++

Sougil – Cause solo


3.5.22

Les joies Facebookiennes

Allez… Si on n’est pas sur Facebook pour Paul et Mickey (mais doit sûrement y en avoir d’autres également), ou pour (surtout) rire alors… pourquoi y être ?


Mentionner quand on va faire caca ? ah oui… certes… j’avais oublié cette bonne raison aussi !

A vrai dire, comme j’en ai l’habitude, j’attendais une ou des réactions hostiles à mes dernières publications ! Et pourtant, je n’ai même pas fait de photo de moi… nu ! (ne me poussez pas trop quand même ! ).


J’aurais même pu le parier en fait… et j’aurais gagné !


Bon… de ce que j’en ai vu elles non pas été nombreuses, mais j’en ai vu au moins… deux !


La première disait de moi que j’étais « un guignol qui devait redescendre ».


Pourtant, je suis monté nulle part… enfin si en fait ! En Normandie, aujourd’hui, pour le boulot, au septième ciel, avec ma Miss (sans que je puisse vous certifier que la réciproque fût vraie), sur la plus haute marche des championnats, deux fois cette année, dans les tours, quand j’ai appris que ma machine à laver était en panne, au créneau, je le fais régulièrement dans mon travail, mes petites vidéos (vi, vi, ça demande du montage !), pas encore au paradis, mais ça viendra un jour…Mais je rassure mon auditoire,  pour ce qui est du bourrichon, lui, il est toujours au même niveau ! Car je n’ai jamais prétendu être un bon joueur, et ne le prétends pas plus aujourd’hui ! (le jour où je gagnerai un Championnat de France, peut-être que là, je pourrais insinuer être pas trop mauvais ! 😅).


« Guignol » ensuite… mais… c’est un magnifique compliment que voilà ! Je prends, et même, je revendique faire le (ou être un) Guignol, le Zouave, l’Abruti, le Pitre, le Clown (même si je ne pourrai jamais atteindre le niveau de mon copain Clément Triboulet, qui m’a officiellement remis un Permis de Rire – véridique – en photo ci-dessous…)


Oui ! Je suis un Guignol ! En tous cas, j’essaie de l’être au quotidien ! C’est même un état d’esprit chez moi !


Un autre internaute (dont je crois savoir qu’il est du sexe masculin), a écrit que : « je ne le faisais pas bander ». (je vous ai juste corrigé la faute sur l'infinitif...). L’expression tend vers le vulgaire, je m’en excuse, autant j’apprécie le potache (surtout en hiver), autant le vulgaire me rebute toujours un peu…

J’ai envie de répondre à cette personne : qu’elle se rassure, la réciproque est vraie ! Mon attirance sexuelle est affirmée et confirmée depuis très longtemps : personnellement j’aime les Femmes ! Mais, je suis, au final, content pour lui, un Coming Out est toujours le bienvenu je trouve ! Il faut s’affirmer dans la vie et ne pas avoir peur de qui on est vraiment !


Finalement… Certaines personnes, et j’en suis attristé, ne comprennent pas que j’ai, simplement, le droit d’être content et FIER (car oui… en toute franchise, je suis FIER) non pas de moi (je n’ai réellement aucune fierté personnelle)… mais de ce que j’ai accompli en gagnant ces deux championnats, entre autre. Tout ce que j’essaie de travailler au quotidien, c’est ma conscience… et elle, elle va très bien ! Merci !


Evidemment, je leur demanderais aussi pourquoi elles « me suivent » si mes élucubrations (précoces) sont si insupportables ? Dans tous les cas, quoi qu’on me dise ou fasse, il faut savoir que je ne changerai pas ! Je resterai toujours perché, Guignol et hétérosexuel !


@++
Sougil – X-Files


30.4.22

Les tirs à la gagne en finale d'un championnat...

 Je vous promets que c'est vrai !

J'ai déjà relaté cette histoire, mais bon... je vais reformuler !

j'ai commencé la pétanque à dix sept ans. Lors de ma première année en Sénior (un an après avoir débuté donc), j'atteignais la finale du championnat Tête à tête et... perdais contre Monsieur Patrick Robriquet !


Ce même joueur, Patrick Robriquet, pour information, vient de se qualifier (une fois de plus) aux Championnats de France Vétéran cette année en gagnant le Championnat en Vendée ! Je n'ai pas manqué de féliciter... la vielle Gloire ! 😅 

J'ai ensuite joué jusqu'à l'âge de vingt cinq ans pour arrêter treize ans durant. Durant mes huit années de pratique, j'ai perdu trois fois de plus en finale :

En triplette (je ne me souviens plus contre qui)... Si quelqu'un peut me rafraichir la mémoire ! Je jouais avec le phénomène (😅) Stéphane Boissineau et David Blain (une adresse terrible !).

En doublette, je jouais avec le gaucher Joël Sorin - et nous avions perdu contre mon "grand frère de pétanque", Jean-Michel Rochereau - le joueur qui m'a le plus impressionné de ma vie - associé à Michel Brosseau - le joueur que j'ai le plus détesté de ma vie ! 😅 - exécrable mais excellent bouliste...

Enfin, en doublette mixte, avec ma Copine Sylvie Euzen, une super joueuse, qui a gagné deux qualifs aux France avec ma Maman (entre autre), c'est dire... comme elle était forte ! 😅 Je plaisante évidemment ! Ma Maman (à qui je fais un gros bisou), jouait très bien aussi ! 💓💓💓

Nous nous étions incliné contre Solange et Dédé Lefèvre. Une très belle et sympathique équipe mixte !


J'avais donc échoué quatre fois en finale de championnat, sans, donc pouvoir me qualifier à un France...😤


Lorsque j'ai repris, ma seule vraie ambition était de gommer cette frustration de jeunesse ! Et d'aller aux France... mais vraiment... surtout... le seul truc que j'avais en tête était :
"Qu'est ce que ça fait dans la tête, si on se retrouve en finale d'un championnat avec un tir à la gagne ?"

Le fait même de se poser la question étant déjà bon signe, ça veut dire qu'on s'y prépare !

Et donc... comme je l'ai expliqué à (une autre copine, et excellente joueuse, du 49) Sandra Berlin, lorsque, je me suis retrouvé au moment... je l'avais tellement préparé dans ma tête, que je ne me suis pas fais "envahir"...

C'était en 2014, finale du Tête à tête Vendée...

Je crois que c'est pour ça que j'aime tant la pétanque ! Pour les émotions qu'elle procure... pour le travail Physique, Technique et Mental qu'elle impose... C'est un VRAI sport ! Il faut être prêt à l'instant T, sinon... on ne gagne pas !

Les non initiés à qui j'en parle, d'abord dubitatifs, finissent toujours convaincus ! (bon... faut dire que je suis très convainquant ! 😅 ).

Bref...

Voici, une petite vidéo qui résume tout mon propos ! Les "cris" (montez le son) à la fin des "Tirs à la gagne à en finale d'un Championnat", ce sont les miens...


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Sougil - Savant

27.4.22

Et... La fin de ma finale tête à tête Département avec la finale du doublette Féminin

 Merci à Vinciane Debroise (pour la vidéo) et surtout félicitations à elle et sa Maman (je ne savais même pas qu'elles étaient mère et fille... désolé !) pour leur titre en doublette ! On ira donc aux France ensemble  !


@++
Sougil - 

25.4.22

Me (re)voila vainqueur de Championnat du Maine et Loire Tête à tête !

 Un « écrivain », ça écrit !

Merci à Lydie pour cette photo !


Après avoir remporté le championnat doublette du Maine et Loire avec mon (vieux !) compère Didier Bertin, j’ai écrit qu’on l’avait gagné, surtout grâce à lui. Ce weekend, j’ai remporté le championnat Tête à tête du Maine et Loire, encore sur mes terres, à Cholet, et… je crois… je pense… que, cette fois, c’est surtout grâce à moi !

C’est donc un doublé cette année ! Encore 12 parties jouées ce weekend !

Pour mes 50 ans (je suis de 1972), qui correspond aussi à l’âge de mon club, le Cholet Pétanque Club, je viens de m’offrir deux beaux cadeaux, et par la même occasion, deux titres supplémentaires à mon club ! Emmanuel Macron n’a pas manqué de m’appeler pour me féliciter ! Je l’en remercie !


Bien sûr, je remercie également, mon Club, le CPC, le CAEB (et la famille Guicastro) à l’organisation, le comité et les arbitres (qui en ont reçus plein la g… - je parle de la flotte qui nous est tombée du ciel !).


Mais aussi… Car on ne peut bien jouer à la pétanque, si on n’est pas bien dans sa tête, je remercie (encore et toujours) ma Miss… mais aussi les membres de mon boulot – la société MIV : Collègues et Boss : Jean-Michel Bénéteau ! Je m’éclate autant à mon travail qu’à la pétanque, c’est une vraie chance !


Alors…


Parler de l’aventure qu’est une victoire en championnat n’est pas simple ! Car c’est une aventure ! Je vais essayer de décrire la chose… du mieux que je peux !


Tout d’abord mentalement : en ce qui me concerne, c’est un truc assez incroyable ! Le samedi matin quand on commence, je mets mon cerveau sur Off ! Je me consacre plus qu’au jeu, les sensations, la technique, la tactique, les adversaires, les conditions, bref… je me mets en mode pétanque et deviens totalement imperméable (ce qui, avec les conditions météos qu’on a eu, est un avantage)  ! C’est d’ailleurs pour ça, que l’adversaire, qui qu’il soit, quoi qu’il fasse ou dise, m’importe peu. Je suis, surtout et avant tout sur « mon jeu ».

Et je reste en mode pétanque tout au long de la compétition. Ou, autrement dit, je reste en mode compétition, tout le long… de la compétition ! Soit... deux jours durant !

Puis… Chose incroyable (pour certains… euh… même un peu pour moi je vous rassure)… je gagne (enfin là c’est arrivé deux fois cette année) !


Et là… c’est une irruption cérébrale ! C’est-à-dire que toutes les portes que j’avais fermé dans mon cerveau s’ouvrent, et je me retrouve submergé de pensées et d’émotions ! Autant dire, que la première (voire quelques-unes) nuit suivante est extrêmement compliquée ! on dort… éveillé ! On revoit tout, on revit tout, on rejoue tout, on émotionne tout… c’est pour ça que les jours suivants le « juste après », je me retrouve à fleur de peau ! Et notamment, émotionnellement, lorsque je dois décrire ce que j’ai fait et vécu… Bref… Mentalement, c’est un peu comme revivre sa puberté en 48 heures !


Voilà… C’est comme ça que je décrirais « la chose » ! Cet effort mental est extrêmement prenant et, bien sûr, fatigant ! C’est pour ça que, peut-être, il peut m’arriver, parfois, de fatiguer plus que d’autres (?). Par contre, pour peu que je sois bien… je peux, je pense, battre tout le monde ! (et ce n’est pas prétentieux du tout ce que j’affirme là… c’est juste que… je le sais). Mais, et c’est pour ça que je ne me suis jamais dit ou prétendu « bon joueur », je ne suis pas tout le temps bien ! Ce qui fait, donc, de moi un joueur très irrégulier ! Un bon joueur doit être régulier ! Mais quand je suis bien… je peux, ponctuellement, accomplir ce genre de petits exploits ! Finalement, la clé qu’il faudrait que je trouve c’est celle-ci : être tout le temps bien ! Je sais qu’en ce qui me concerne, beaucoup vient du physique… Quand je suis fatigué, c’est difficile !


Bref… c’était juste pour parler de mon « expérience » personnelle.


Ce championnat individuel maintenant : le samedi, au qualificatif secteur… je suis très bien ! Je suis au tir… Surtout ! Terrain « du haut » sélectif, comme j’aime ! Il faut bien jouer… A la cinquième partie, qualificative pour le lendemain (64 joueurs du département étaient retenus au total), je dois (ou aurais dû) perdre… c’est, car il en faut toujours au moins une, la partie charnière (Mael, si tu nous écoutes !). Je la gagne finalement par trois belles frappes à dix pas (mais en ayant manqué trois gagnes avant !)…


Le lendemain matin : très belle poule. Jérôme Greffier (plusieurs participations aux France) d’entrée. Je me défends comme je peux (souvent difficile la première du matin pour moi). Jérôme, dans son mode mitraillette habituel me fracasse les boules. Comme c’est quelqu’un d’extrêmement sympathique, on échange un peu au cours de la partie. On plaisante, on joue… dur ! Je suis moins au tir que la veille mais très bien au point (ça sera le cas tout du long le dimanche). Je me défends donc… mais finis par rendre les armes à 12. Belle partie !

Je gagne la suivante puis rejoue Jérôme.


Il est un peu moins bien au tir en début de partie. J’en profite pour prendre le large. Il retrouve son AK47 ensuite (me faisant un ciseau pour ne pas perdre à un moment !). A 12-9, je viens de marquer et j’envoie le but. Coup de sifflet de l’arbitre ! 12 h30 ! Pause déjeuner. Toujours sur le ton de la plaisanterie, je dis à mon adversaire, avant d’envoyer ma première : « Moi, au moins je rejouerai cet après-midi ! ». Il me répond : « Faudrait que j’en marque 3, on partirait manger à 12-12 ! ». Mais, par ma qualité d’appoint surtout, je le gagne finalement sur cette mène à 9.


Les parties s’enchaînent ensuite. Je fais très beau jeu, surtout au point ! Je l’ai toujours dit, le tête à tête est un jeu de pointeur ! Le dimanche, je pense qu’environ 85/90 % de mes boules ont été jouées au point. Mais, évidemment, il a fallu en tirer quelques-unes dans les 10/15 % restantes !


1/4 de finale contre Thomas, de mon club. Changement de terrain : on joue, à présent « en bas », sur un terrain beaucoup plus aléatoire au point (ça ne m’avantage pas). Je fais très gros début de partie, ce qui me permet de prendre le large. Un petit coup de mou ensuite… Mais je gagne quand même.


Intermède anti alcoolémie : on souffle dans le ballon ! (il parait que ça avait été annoncé au micro… ) Tout le monde est négatif !


1/2 contre, un partenaire habituel, de mon club encore : Lionel (qui lui, s’était en plus fait testé les boules), avec qui je suis déjà allé au partage d’un national. 2-3 au score puis… énorme orage. On fait une pause d’une vingtaine de minutes. On nous oblige à reprendre malgré une pluie drue, et, surtout, de gros éclairs et du tonnerre. Pas prudent du tout ! Etonnement je tire bien sous l’eau (ce n’est pas dans mes habitudes), et…. Je gagne à 6, dans ces conditions dantesques.


Je profite d’avoir une partie d’avance et de jouer à domicile pour vite fait aller me changer !


Je reviens juste à la fin de la deuxième demi-finale. Je jouerai contre Gaylord. Fameux joueur qui nous vient du Mans et au Palmarès long comme… mon bras !


Je commence plutôt mal… et surtout je n’arrive pas à trouver MA concentration. Je me découvre un peu (il ne pleuvait plus et j’avais trop d’épaisseurs) … je rate des occasions… je bricole… puis à 4-9 je chope enfin MA concentration… Je commence à mieux jouer et surtout je retrouve d’excellentes sensations au tir, comme jamais je n’en avais eu depuis le dimanche. Je continue à bien pointer. Je fais, à présent gros jeu. On se retrouve à 10 – 10. Je pointe ma première, plutôt belle. Il pointe et le gagne juste derrière le but à 10 pas. Et là… je me dis : je vais faire deux carreaux pour gagner ! (Vraiment… C’est ce qui m’a traversé l’esprit…). Je tire… Carreau ! Il pointe et en casse un. Il repointe (à peine, le jeu je trouve) mais vient le gagner derrière le but ! Très bien joué. Si je fais carreau et avec la position du but décalée, s’il bouge sur la gauche, je peux gagner ! Ça fait beaucoup de « si », mais je suis persuadé que je peux le faire ! Je tire… Carreau net ! Mais je pince trop le but… qui sort !


Je marque un point la mène suivante… 11-10


J’envoie le but à 10 pas encore. Je pointe la première à 20 à droite du but. Il tire et manque. Il pointe et le perd assez loin, puis repointe et bien à 20 à droite la mienne. Je pointe… bien ! Je crois gagner sur cette boule ! Mais, à l’approche du but, ma boule se couche sur la gauche… je le perds de 2 cm !


Je sors du rond en souriant… me voilà, encore, en finale d’un championnat avec un tir à la gagne… Pas facile ! 10 pas, ma boule plutôt proche de la sienne…


La suite… vous la connaissez !


Puis l’instant d’après…

J’ai du mal à réaliser ce que je viens d’accomplir en fait…


Puis me portes mentales se réouvrent !


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Sougil – 12 travaux de reculs


14.4.22

Vidéo Finale championnat doublette Maine et Loire

 Pas une grande qualité vidéo... mais ça s'améliore vers la 55ème minute.
Aboutissement d'un weekend avec 12 parties jouées !



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Sougil - Oh France !