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Un Homme sans Humour est un pauvre sans rêve.

16.2.14

Merci M. Gilles (Quel beau prénom !) Poutoux (De rien... Woooo... Mon humour vaut ce qu'il vaut !)

Je vous le dis comme c'est... Votre message m'a donné les larmes aux yeux :

Bonjour,



La pétanque est pour moi une longue histoire, mais a un haut niveau, elle restera à jamais un rêve inaccessible...
Déjà à l'époque, pendant les vacances dans les Alpes, (vers 1970) j'écumais en spectateur les concours régionaux (Guillestre). Je devais avoir un petite dizaine d'années.

Ma tactique de l'époque était simple: je me faisais amener par des amis sur les lieux du concours, je choisissais une équipe avec un bon tireur, celui qui me séduisait par son geste et son efficacité, et je suivais cette équipe tout le long du concours... On me récupérait le soir, une fois le concours terminé, épuisé et les fesses endolories... (Vous pouvez tout de suite arrêter là cette lecture ou je raconte ma vie de piètre pétanqueur, c'est totalement inintéressant, et passer directement, à la fin, ou je vous commande votre livre, ce qui est beaucoup plus intéressant !...)

(Non, non... Le plus intéressant est à suivre !)

Je pouvais ainsi passer plusieurs heures à regarder un tireur m'identifiant totalement à lui.
C'était un régal. Le lendemain, au lieu d'aller jouer avec les copains, je tirais des boules toute la journée en essayant en vain d'imiter mes modèles et leurs gestes. Les gestes, eux, étaient, je crois, bien imités, (je pense être bon observateur,) mais le résultat n'a jamais été à la hauteur de ce que j'espérais... Je me consolais en me disant qu'un jour j'y arriverais.
Ceci dura pendant des années, et mes progrès au tir n'étaient que le fruit de mon imagination.

J'ai du alors me résigner péniblement à considérer que j'étais plutôt pointeur que tireur, (à mon grand désespoir...) ce qui ne ne fut pas si facile pour mon ego... J'aurais tellement voulu «briller» en tant que tireur. 
Pourtant les pointeurs sont bien évidemment aussi respectables que les tireurs, mais mon attention à l'époque se focalisait sur les tireurs bien plus spectaculaires !
En 1976, je décide de jouer d'un instrument de musique, je choisis l'accordéon diatonique, je fais partie du groupe FUBU, et pendant de longues années, jusqu'en 1983, j'anime avec ce groupe de nombreux bals folk en région parisienne. (Je vous avais prévenu que c'était totalement inintéressant...). Les boules pendant cette période sont remisées dans le placard, pas de temps ni même pas l'envie...C'est pendant cette période aussi que je découvre avec stupéfaction Marco Foyot ! C'était, je me souviens, lors d'une répétition avec un ami violoniste.

Un concours de boule était organisé dans un stade au pied de son immeuble, c'était à Antony, on devait être en 1980. Je n'ai pas pu résister à aller voir ce qui s'y passait et là ce fut un choc !!!
J'ai d'abord cru en le regardant qu'il s'agissait d'un acteur de cinéma, allure longiligne, cheveux longs, plutôt beau gosse, décontraction, présence.... Beaucoup de monde était là pour regarder ses parties, ça m'a aussitôt interpellé.

Je me suis dit "bizarre pour un acteur qu'il frappe autant de boules" et avec un style unique !
Un telle facilité dans le geste, une telle économie dans les mouvements aussi. Tout lui semblait facile, je m'amusais à le regarder sous différents angles. Par l'arrière, on voyait bien la rotation qu'il pouvait mettre à la boule dans chaque tirs. Il enchaînait les reculs et les carreaux, je n'avais jamais vu ça ! Il sortait tellement du lot, en tout cas de ce qu'il m'avait été donné de voir jusqu'à présent.

J'y retournais le lendemain, je ne voulais pas en rater une miette. 

Puis la musique repris son cours jusqu'en 1983 date à laquelle je déménage pour aller habiter en Provence, à Forcalquier plus exactement. Occasion inespérée pour moi de me remettre à la pétanque !

Et là, ça joue aux boules ! Et j'y jouais tous les jours ! De manière assez logique, on m'a placé au poste de pointeur, les deux premières années, j'ai perdu en finale du tête à tête, en pointant presque exclusivement. Je me suis même risqué à une participation à la marseillaise (éliminé à la première partie.) Dernièrement, j'ai visionné quelques une de vos vidéos sur Youtube.

Et je les ai trouvé très très intéressantes.

Vous rentrez dans le détail et vous abordez des points très rarement voire jamais abordés habituellement. Même le grand Marco Foyot lors de ses explications, est bien moins précis ... Un exemple: quand il dit ''il faut bien tenir la boule dans le creux de la main en serrant et en plaquant bien tous les doigts''. Et bien, ce n'est pas ce qu'il fait, c'est l'idée qu'il s'en fait.

En effet, au moment du lâcher de la boule, son petit doigt se replie sur son annulaire, il ne se sert donc pas de son petit doigt. La boule est sortie uniquement avec l'index, le majeur, et l'annulaire.

J'ai des arrêts sur image de vidéos qui peuvent en témoigner. 

Autre chose, il dit, quand il montre ce que fait son bras, (à blanc) "qu'il doit y avoir beaucoup d'amplitude dans le balancier". Et pourtant, quand on analyse certaines vidéos, on s'aperçoit que son amplitude est très faible, et qu'il est bien loin de ''balancer'' son bras derrière comme il le préconise...


Bien sur mon objectif n'est pas ici de faire un procès à Marco Foyot, que j'ai tant admiré, mais plutôt de regretter que ce que vous faites si bien en expliquant très précisément les choses, soit si souvent négligé et laissé de coté dans la plupart des explications concernant la technique "boulistique" en général.
Comme si il était un peu tabou d'analyser ou de parler technique. L'idée la plus rependue est quand même de laisser chacun trouver sa manière de faire. Je ne partage pas trop cette idée, je crois vraiment que l'on pourrait et que l'on devrait rentrer beaucoup plus dans le détail.

Combien, selon moi, de boulistes très adroits s'ils avaient travaillé un peu leur technique, auraient certainement obtenu de bien meilleurs résultats... 

En effet, qui à part vous, parle du pouce et de ce qu'il peut provoquer comme conséquences sur le lâcher de la boule ? Vous êtes un passionné comme il n'y en a peu, et qu'est ce que ça me plaît !!!

Tout ça pour vous dire un grand merci pour toutes les vidéos que diffusez en ce moment, c'est la première chose que je regarde sur mon ordinateur quand je me lève.

Tiens, ça m'a fait drôle (dans vos vidéos) de revoir Alain Peloux ! J'ai eu la chance de le battre alors qu'il était associé à Ginier quand j'étais en Provence. Quel canonnier il était !! Son style était assez "raide" il tirait très fort, très tendu, et mes boules ont beaucoup souffert...



Je me régale, je me délecte sur vos vidéos, en découvrant des figures dont j'ai entendu parlé mais que je n'ai jamais eu l'occasion de voir jouer. 

(...)

Cordialement
Gilles Poutoux

Le livre... Je vous l'offre ! Vous n'avez qu'à m'envoyer par la page contact votre adresse ! Merci encore pour votre message !

@++
Sougil - Merci... Pour tout !

2 commentaires:

Bouille a dit…

c'est vrai que peu parlent de technique pure, ce n'est pourtant pas inintéressant d'essayer de comprendre...

Laurent a dit…

mais pour l'instant c'est encore un combat vain car trop de gens disent, laisse le tirer comme il veut, ce qui compte c'est l'adresse pati pata.... curieux tout de même que les plus grands tireurs aient des styles purs, Choupet, Morillon, Passo,....Suchaud,